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El Hadji Syworks from Dakar at the Weltkulturen Labor,

By Yvette Mutumba
25. février 2015

S’il y a bien quelque chose qui m’importe – outre la valeur esthétique, puisque je suis bien sûr un passionné d’art au sens le plus fort du terme- c’est bien de mettre en  lumière tout l’éventail de l’activité artistique qui se déploie aujourd’hui au Sénégal. Cela reste tout simplement encore bien trop peu connu. L’engagement des individus est crucial, sans lui, il est pratiquement impossible d’obtenir succès et reconnaissance.

Friedrich Axt, 1984

Un soir d’été en 1984. Sous un baobab, à Dakar, l’artiste sénégalais El Hadji Sy est assis aux côtés de Friedrich Axt, un ami qui le parraine. Ils se connaissent depuis cinq ans, les deux hommes se sont rencontrés à Dakar en 1979 et comme le dit Axt «  on était ensemble depuis  ».1 Entièrement absorbés dans  leur conversation, Friedrich Axt et El Hadji Sy débattent de leur grande passion commune – la production artistique contemporaine au Sénégal  :  depuis la démission quatre ans auparavant, de l’ancien président et grand protecteur des arts Léopold Sédar Senghor, la situation des artistes a considérablement changé. La politique culturelle n’est pas au premier rang des préoccupations de son successeur Abdou Diouf. Il n’est jusqu’au Village des Arts dont les artistes ont été privés après le départ de Senghor. Mais, constatent Axt et Sy, la possibilité d’une autonomie artistique se dessine, indépendante de Senghor et de l’École de Dakar.

source : https://contemporaryand.com/fr/magazines/between-frankfurt-and-dakar-the-passion-of-two-pioneers/

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